Le billet de Valérie Dietrich
Publié le 30/12/2020 | Billet d'humeur

Ma fille avait deux ans lorsqu’elle m’a dit qu’elle ne souhaitait plus porter de jupe, ni de robe. Aujourd’hui elle en a 12 et rien n’a changé : il est où le problème ?
Ma fille avait trois ans lorsqu’à l’école maternelle elle a commencé à porter des tee-shirts de super héros, et de façon générale des « vêtements de garçons » : il est où le problème ?
Ma fille avait quatre ans quand elle a demandé à fêter son anniversaire avec les copains, et qu’il n’y avait que des copains et pas de copine : il est où le problème ?
Ma fille avait cinq ans lorsqu’elle préférait courir et faire du foot avec les garçons dans la cour de récréation : il est où le problème ?
Ma fille avait six ans lorsque dans chaque jeu de rôle, chaque histoire qu’elle incarnait elle choisissait pour elle un prénom de garçon : il est où le problème ?
Ma fille avait sept ans lorsque son grand copain depuis la maternelle lui a tourné le dos, du jour au lendemain, parce que malgré tout c’est une fille même si c’est aussi un garçon : le début des problèmes ?
Ma fille avait huit ans lorsqu’elle était de temps en temps invitée à un anniversaire. Un anniversaire de copain où souvent elle était la seule fille : il est où le problème ?
Ma fille avait neuf ans lorsqu’elle s’est questionnée sur son genre : qui suis-je ? Peut-on faire les mêmes choses que les garçons lorsqu’on est une fille ? Est-ce que j’ai un « problème » ?
Ma fille avait dix ans lorsqu’elle a trouvé sa réponse : je suis bien une fille mais une fille à ma façon, une fille proche des garçons : il est où le problème ?
Ma fille avait onze ans lorsqu’elle est entrée au collège et qu’elle a eu envie de s’affirmer en développant son style vestimentaire et en se coupant les cheveux courts : il est où le problème ?
Aujourd’hui, à 12 ans, depuis qu’elle porte les cheveux courts, tout le monde pense que c’est un garçon, alors parfois elle se remet à douter.
Mais pire encore, elle se fait interpeller quasi quotidiennement au collège sur son identité : t’es un garçon ? tu vas te faire opérer ? tu te sens quoi dans ta tête ?…. et une fois sur deux ces échanges débouchent sur des insultes : pute, PD… j’en passe et des bien pires.
Aussi ma question est toute simple : entre nous, C’EST QUOI VOTRE PROBLÈME ?
Mais encore
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