Le billet de de le fifille de Valérie Dietrich : NOËL À MA FAÇON
Publié le 14/11/2022 | Billet d'humeur

Pour moi, Noël ça représente plein de choses…
C’est là que vous allez me dire : les cadeaux, le sapin et la dinde.
Mais non… pour moi ça représente les repas où à la carte c’était sushis préparés par ma mère, ma grand-mère qui n’arrivait pas à utiliser des baguettes et qui après trente minutes de lutte songeait peut-être aux couverts traditionnels, et moi qui maladroitement manquais de m’étouffer avec de l’algue. Mais ce n’est pas tout, je me rappelle aussi du Père Noël qui venait le 24 au soir avec sa hotte à l’odeur de sapin et sa moustache noire qui nous permettait de reconnaître notre cousin.
Je dis bien « on », car toutes ces années loufoques je les ai passées avec ma cousine, celle qui petite avait peur de l’homme barbu et qui courait plus vite qu’un bolide dans Fast and furious quand son nom retentissait pour lui imposer de venir récupérer sa récompense – plus grosse qu’un canapé et plus grande qu’une cheminée à ses yeux. Je me souviens aussi de la fameuse année où nos parents nous ont acheté des billets de concert à la Laiterie pour voir un groupe qu’on ne connaissait pas. Bien sûr, en les recevant, nous fîmes un sourire forcé et hypocrite en les remerciant d’une petite voix qui expliquait/traduisait notre souffrance. Arrivés au concert, je tins quinze minutes avant de m’endormir sur la veste en cuir de ma mère, et ma cousine resta immobile jusqu’à la fin du concert… Contrairement à nos fidèles accompagnateurs qui eux, adoraient, gesticulaient en boucle sur chaque sonorité que le micro faisait ressortir. Ils ne faisaient même plus attention à nous, je me demande encore si ce concert était une manière de rentabiliser le fait que les seuls cadeaux qu’on leur offrait étaient trois coups de crayons sur une feuille, ou un personnage bâclé en argile et qu’ils avaient eux-mêmes financé.
Pour finir, parlons aussi des fins de soirées de Noël avec les grands-parents pompettes, les vieilles musiques sur la nouvelle enceinte du salon et ma cousine qui gloussait en voyant les invités et la famille se trémousser sur les mélodies kitchs. ALORS POUR MOI, C’EST ÇA NOËL.
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